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Le taoïsme, philosophie ou religion ?

Au cours de l’histoire, trois courants principaux ont influencé la pensée chinoise : le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme.

Alors que ce dernier fascine en Occident, les deux premiers demeurent plus méconnus.

Qu'est-ce que le taoïsme ?

Quels sont ses piliers ?

Est-ce une philosophie ou une religion ?

Qu'est-ce que le taoïsme ?

Littéralement « enseignement de la voie », le taoïsme est une philosophie ou une religion issue de la culture chinoise. Selon lui, toute chose a pour origine un principe vital appelé « tao ». Le courant taoïste s’intéresse à différents éléments : une mystique de cheminement spirituel passif vers Dieu, l’équilibre issu de la philosophie chinoise du Yin et du Yang, une éthique de bonne action sans hiérarchie et le naturalisme, selon lequel la cause, l’explication et la fin de toute chose sont naturelles.

Lao-Tseu, père fondateur du taoïsme ?

«  Connaître, c’est ne pas connaître : voilà l’excellence. Ne pas connaître, c’est connaître : voilà l’erreur. »

Lao-Tseu, « Tao Tö King »

Sage chinois ayant vécu à cheval sur les 6e et 5e siècles avant Jésus-Christ et contemporain de l’illustre philosophe Confucius, Lao-Tseu est parfois considéré « a posteriori » comme le père fondateur du taoïsme. Son ouvrage intitulé « Tao Tö King », le livre de la voie et de la vertu, l’a en effet grandement influencé et occupe une place importante dans la culture chinoise.

Le « Tao Tö King » est un recueil d’aphorismes tels que « Celui qui sait ne parle pas. Celui qui parle ne sait pas » ou « La faiblesse est plus forte que la force ». Il est aujourd’hui traduit en une multitude de langues. Autre texte fondateur du taoïsme, le « Zhuāngzǐ » du penseur chinois Tchouang Tseu est un recueil de fables qui se présentent sous forme de dialogues et abordent en réalité des thèmes philosophiques.

Le « dào »

« Le tao que l'on peut nommer n'est pas le tao »

Lao-Tseu, « Tao Tö King »

Le tao, prononcé « dào » en shanghaien signifie route, voie ou chemin. C’est la mère fondatrice de l’univers, la force vitale qui coule dans tout ce qui est au monde, l’essence de toute chose. Lao-Tseu l’a thématisé dans son livre de la voie et de la vertu. Permettant d’atteindre une unité comparable à celle qu’évoque la philosophie chinoise du Yin et du Yang, le dào chinois a fortement influencé le bouddhisme.

Taoïsme et confucianisme

À partir de la dynastie des Han (-206 avant Jésus-Christ – 9 après Jésus-Christ), le taoïsme s’est défini par rapport au confucianisme qu’il considère comme son rival. Cependant, ces deux courants de pensée faisant partie intégrante de la culture chinoise partagent le même objectif : atteindre la sagesse, aussi bien sur le plan personnel que collectif. Ils empruntent seulement des chemins différents pour y parvenir : tandis que le taoïste se retirera de la vie sociale pour s’affranchir de ses contraintes grâce à une vie dans les montagnes, la confucianiste restera par exemple en ville pour l’améliorer.

Les principaux piliers du taoïsme

Thématiques des écrits fondateurs

Dans le « Tao Tö King » de Lao-Tseu et le «  Zhuāngzǐ » de Tchouang Tseu, on retrouve les thèmes suivants :

  • La poursuite du tao, c’est-à-dire de la voie : suivre la voie naturelle avec son cœur et son esprit afin d’atteindre l’harmonie. L’imitation de la passivité féconde de la nature fait du taoïsme une philosophie naturaliste. Il incarne les valeurs de liberté de l’individu et de rejet des contraintes sociales, d’insouciance, de spontanéité et de communion avec la nature.

  • La plénitude du vide : paradoxe en apparence, se libérer des contraintes et faire le vide apporte un état de sagesse, de bonheur et de plénitude.

  • La passivité productive : le non-agir constitue la forme d’action la plus efficace. Si on ne tente pas de gouverner l’humanité, elle s’organise spontanément de la meilleure manière possible.

  • La préférence de l’état naturel à la civilisation : vivre en autonomie sans intérêt pour la technique.

L’immortalité comme quête suprême

La quête de l’immortalité est l’un des thèmes principaux du taoïsme. On parvient à sa réalisation en nourrissant le principe vital, le tao, de manière appropriée. Les taoïstes accordent de l’importance à :

  • La nourriture du corps : ils refusent les nourritures qui évoquent la mort, comme les mets fermentés (fromages) ou la viande. Les boissons alcoolisées comme le vin appellent au contraire la vie. Ils pratiquent des techniques de respirations aussi poussées que celles des yogis. Le taoïsme préconise des exercices de gymnastique afin d’assouplir le corps et de mieux laisser circuler les énergies. La sexualité est sacralisée.

  • La nourriture de l’esprit :  dans l’ouvrage Le Taoïsme et les Religions chinoises d’Henri Maspero, on apprend qu’« il faut, dit un alchimiste du 4e siècle, avoir accompli 1200 bonnes actions pour pouvoir devenir immortel ; et toute mauvaise action interrompt la série et oblige à recommencer du début, fût‑on arrivé à 1199 ».

Le taoïsme en Occident

Un art de vivre méconnu

À l’image de nombreux éléments de la culture chinoise, le taoïsme a pénétré le monde occidental. Il est cependant bien moins populaire que le bouddhisme ou que la philosophie chinoise du Yin et du Yang. Le « Tao Tö King « de Lao-Tseu est très difficilement traduisible, ce qui en fait un texte guère accessible au Occidentaux. En France, on trouve une petite communauté de maîtres taoïstes en région parisienne. Des associations taoïstes existent par ailleurs en Angleterre, en Belgique, en Espagne, en Suisse et en Allemagne.

Une philosophie plurielle

« Le taoïsme n’a jamais été une religion unifiée et a constamment été une combinaison d’enseignements fondés sur des révélations originelles diverses »

Isabelle Robinet, « Histoire du taoïsme : des origines au 14e siècle »

Qu’est-ce que le taoïsme : voilà une question épineuse. À la fois philosophie et religion, cet art de vivre est fondamentalement pluriel car les penseurs qu’il regroupe ont des visions du monde différentes. C’est leur but qui les réunit : atteindre la sagesse en suivant le tao.

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