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Le ho'oponopono, méthode de purification spirituelle venue de Hawaii

Le ho'oponopono est un mode alternatif de résolution des conflits et de guérison venu de Hawaii, archipel de 137 îles situé en plein cœur de l’océan Pacifique et appartenant à la Polynésie.

Découvrez cette tradition ancestrale hawaïenne et son adaptation à la société contemporaine.

 

Qu’est-ce que le ho'oponopono ?

« Ho'oponopono » signifie harmoniser, rétablir l’équilibre, remettre les choses en ordre et rendre droit. Selon le « Hawaiian Dictionary », il s’agit d’une « purification spirituelle, une réunion familiale, durant laquelle les relations sont rétablies par des prières, l’acte de contrition, la repentance et le pardon mutuel. » Cette tradition venue d’Hawaii et retrouvée ailleurs en Polynésie veut qu’un prêtre guérisseur dirige le rassemblement pour guérir les malades et résoudre les conflits au sein des communautés.

La philosophie de vie qui se cache derrière le ho'oponopono, c’est que nous influençons ce qui nous arrive. Ainsi, ce qui arrive à l’extérieur de nous est lié à notre état d’esprit. Ce rituel permet de prendre conscience de ce qui se trouve à l’intérieur de soi et d’en accepter la responsabilité. Ici, la responsabilité cesse d’être un poids pour devenir une opportunité : en prenant la responsabilité d’une chose, nous acquérons le pouvoir de la changer.

Le ho'oponopono, une tradition venue de Polynésie

« Après une prière, les problèmes sont formulés et les offenses discutées. On attend des membres de la famille le désir sérieux de travailler aux problèmes et non de s’accrocher aux fautes. Pour réfléchir aux confusions émotionnelles et aux offenses commises, plusieurs minutes de silence sont tenues. Les sentiments de chacun doivent être considérés. Puis suivent les reconnaissances des fautes, les repentirs et les pardons mutuels. Chacun lâche l’autre. Tous les participants se libèrent des problèmes et terminent la séance par une cérémonie festive appelée pani, dont le repas comprenait souvent des zostères, symbole du lâcher prise réussi » Pukui, Haertig et Lee, « Look to the source »

Une tradition ancestrale hawaïenne

Dans l’ancien Hawaii, la tradition du ho'oponopono s’est transmise oralement. Lorsqu’un problème relationnel surgissait au sein d’une communauté, on organisait une réunion en présence des anciens de la famille ou d’un prêtre guérisseur afin de donner à chacun l’opportunité de s’exprimer. Ce rassemblement permettait de mettre en lumière les causes du conflit et, pour chaque partie, de prendre conscience de ses fautes ou pensées erronées. Après cela, les personnes concernées pouvaient se demander pardon. Le ho'oponopono permet ainsi d’établir et de maintenir une relation harmonieuse entre les membres de la famille en modifiant les comportements.

Le ho'oponopono dans la société contemporaine

C’est à Morrnah Simeona, guérisseuse par les plantes née en 1913 dans la capitale hawaïenne Honolulu, que nous devons la modernisation du ho'oponopono. En 1976, elle entame en effet un renouvellement de cette méthode de purification traditionnelle afin de l’adapter aux réalités sociales des temps modernes. Morrnah Simeona transforme alors ce processus de thérapie familiale encadrée en processus d’entraide individuelle. La mère du ho'oponopono contemporain a enseigné sa version modernisée en Europe, aux États-Unis et en Asie et donné des conférences à ce propos aux Nations Unies.

Par ailleurs, depuis la fin du 20e siècle, les tribunaux de Hawaii ordonnent le ho'oponopono comme peine aux personnes de tout âge. Elle s’effectue selon la tradition en présence de la famille. Un juge assiste alors à la réunion dirigée par une personne habilitée.

Se libérer de la mémoire du passé

Dans « L’identité de soi-même par ho’oponopono », Morrnah Simeona explique que « le but principal de son procédé est de se libérer des expériences malheureuses et négatives vécues dans les réincarnations passées et d’effacer sans surmenage les chocs psychiques gravés dans la mémoire. 

» L’origine de nos problèmes se trouve dans les mémoires que nous portons à l’intérieur de nous-mêmes : les nôtres, celles de nos familles, mais aussi de toutes les vies vécues depuis la création de l’univers.

Ces mémoires nous alourdissent et nous éloignent de notre individualité ; c’est pourquoi la purification spirituelle est nécessaire à notre bien-être.

La reconnaissance, la gratitude et l’amour de ces mémoires permettent de les effacer et donc, de résoudre nos problèmes dont les solutions se trouvent à l’intérieur de nous-mêmes. Dans l’application moderne du ho’oponopono pouvant être réalisée de manière individuelle, chaque situation qui suscite des émotions négatives est l’occasion de purifier notre mémoire. Nathalie Bodin donne le proverbe « l’argent ne fait pas le bonheur » comme exemple de mémoire négative limitante dans « La méthode ho’oponopono ». Elle explique que cette croyance issue de la collectivité nous freine à la fois pour gagner de l’argent, pourtant nécessaire dans nos sociétés actuelles, et pour accéder au bonheur puisque nous limitons inconsciemment nos rentrées d’argent.

Guérir et atteindre le bien-être avec le ho’oponopono

Cette méthode de purification spirituelle permet de changer notre façon de fonctionner et d’être au monde. Elle présente de nombreux bienfaits :

  • Prendre du recul et se recentrer
  • Se libérer des mémoires du passé et des croyances populaires qui nous empêchent de guérir et d’être nous-mêmes
  • Apprendre à lâcher prise
  • Prendre soin de soi-même et s’aimer.

En se reconnectant à soi-même, nous atteignons un état de paix intérieur qui agit positivement en créant de la paix autour de nous. Les recherches en sciences humaines menées en 2005 par le professeur J. Matthew de la Walden University du Minnesota sur les effets de cette méthode corroborent cette idée, constatant une réduction significative de la rancœur dans le groupe concerné.

Ancien étudiant de Morrnah Simeona et figure de proue du ho’oponopono aujourd’hui, le docteur Hew Len propose de répéter le mantra « Je suis désolé(e), pardon, merci, je t’aime » pour atteindre cet état de paix parfait. Ces phrases libératrices créent de l’empathie, de l’humilité et de l’amour. Les effets collatéraux sont la détente et la tranquillité, chez soi comme chez les autres. Si demander pardon demande de l’humilité, c’est en réalité une force qui génère de nouveaux possibles et offre à l’autre la chance de s’ouvrir à son tour. C’est un acte purificateur qui désamorce les conflits et fortifie les liens.

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