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Fête de la Saint-Jean : la tradition des feux de joie

Célébrée tous les 24 juin en France et à travers le monde, la Saint-Jean est aujourd’hui encore associée à la tradition des feux de joie.

Découvrez ce que symbolisent ces feux, les rituels associés à cette fête ainsi que ses origines lointaines.

 

Célébrer l’été autour d’un feu de joie

Les feux de joie sont traditionnellement au cœur de la fête de la Saint-Jean. Elle est non seulement très populaire dans les campagnes, mais on la retrouve également dans les villes. Certaines communes organisent la construction d’un immense bûcher en bois pouvant aller jusqu’à une dizaine de mètres de hauteur et destiné à être brûlé le soir de la fête. On retrouve notamment cette tradition en Alsace. Jusqu’en 1648, c’est le roi de France qui allume le feu sur l’actuelle Place de l’Hôtel-de-Ville à Paris.

Cette fête occasionne de grands rassemblements de populations autour des feux de joie, veillées au cours desquelles la musique et la danse occupent une place centrale. La Saint-Jean est toujours très proche du solstice d’été, c’est-à-dire du jour le plus long et de la nuit la plus courte de l’année, qui a fréquemment lieu le 21 juin, jour de la Fête de la Musique. La nuit très courte permet de faire la fête jusqu’au petit matin. En fonction des régions et des époques, on retrouve différents rituels pratiqués autour du feu, perdurant ou non de nos jours :

  • Lorsqu’il reste seulement les braises, on saute au-dessus du feu. Les amoureux le font chaque année pour préserver la flamme de leur amour. Les célibataires, eux, doivent tourner neuf fois autour du feu afin de trouver un mari ou une femme.

  • Jeter une pièce dans le feu et la retrouver dans les cendres permettrait de s’assurer prospérité tout au long de l’année.

  • On conserve les cendres du feu pour se protéger de la foudre et préserver les animaux. Excellent engrais, elles sont aussi répandues dans les sols à ensemencer pour favoriser la fertilité des terres. Le proverbe veut d’ailleurs que la Saint-Jean soit le moment de récolter des plantes car « les herbes de Saint-Jean gardent leurs vertus tout l’an » ; bénéficiant de la double influence du soleil et de la lune, celles-ci conservent effectivement leur apparence très longtemps.

Les origines de la Saint-Jean : une fête païenne

Les feux de solstice sont à l’origine une tradition païenne liée au culte du soleil. Les grands feux purificateurs de la Saint-Jean honorent en effet la lumière de l’été. On trouve initialement cette fête païenne chez les peuples slaves et germaniques pour bénir les moissons. Les rituels païens liés à cette célébration constituent alors des symboles de fertilité et d’abondance. Comme de nombreuses autres traditions, cette fête païenne a ensuite été christianisée.

La christianisation de la fête

Une fête devenue solennelle

 

Pour l’église catholique, la fête du 24 juin est celle de la nativité de Jean le Baptiste, également connu sous le nom de saint Jean Baptiste, fils inespéré du vieux prêtre Zacharie et de sa femme stérile, Élisabeth. Depuis 1969, la fête de la Saint-Jean est considérée comme solennité, c’est-à-dire qu’elle fait partie des quinze fêtes considérées comme les plus importantes de l’année par le catholicisme.

 

Qui est Jean le Baptiste ?

Jean le Baptiste est un prophète des traditions chrétienne et musulmane. C’est celui qui annonce la venue de Jésus de Nazareth. Ascète pratiquant régulièrement le jeûne, saint Jean Baptiste est prédicateur dans la province romaine de Judée au temps de Jésus. Il prêche donc auprès des croyants et parle publiquement des choses de Dieu après des non-croyants. Il prône notamment le pardon des péchés par le baptême. L’augmentation exceptionnelle de son audience faisant craindre une révolution, il est arrêté et décapité sur ordre du roi Hérode.

Une centaine d’année après son exécution, le christianisme reprend la fête païenne de la tradition des feux de joie. La fête chrétienne de saint Jean Baptiste est fixée six mois avant Noël, le 24 juin, pour se conformer au récit de son enfance ajouté au début de l’évangile selon Luc.

La tradition de la Saint-Jean en France et dans le monde

En France, la Saint-Jean est historiquement associée à la jeunesse et va de pair avec des jeux et des rites. Elle symbolise l’apogée de l’été et offre une place centrale à la musique. La tradition veut qu’elle commence le matin avec la messe pour se poursuivre lors de la veillée autour d’un grand feu et finir par un bal nocturne.

Cette fête païenne christianisée est célébrée à travers le monde et notamment en Belgique, en Italie, en Espagne et au Portugal. Elle a aussi été introduite par les Français outre-Atlantique. Dans la Belle Province, la fête religieuse a peu à peu laissé place à la fête nationale. Depuis 1977, le 24 juin est en effet officiellement devenu la Fête nationale du Québec.

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