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Du monde de la spiritualité

Alimentation et santé selon la macrobiotique

Comme le suggère son étymologie, la macrobiotique est un art de vivre avec la plus grande ouverture possible sur le monde, c’est-à-dire en accord avec les lois de la nature.

Elle vise la liberté, la santé et le bonheur.

L’alimentation jouerait un rôle primordial dans cette quête.

Gros plan sur cette philosophie de vie japonaise.

Les origines de la macrobiotique

Son père fondateur : Georges Ohsawa

Enseignant japonais né à la fin du 19e siècle, Georges Ohsawa se voit diagnostiquer la tuberculose à l’adolescence. La thérapeutique naturelle du docteur Sagen Ishizuka, adepte de la guérison des maladies sans médicaments, le guérit complètement. Fondée sur l’équilibre entre sodium et potassium dans l’alimentation, cette méthode constitue l’adaptation scientifique de la tradition médicale extrême-orientale reposant sur le Yin et le Yang qui pense la dualité comme complémentarité. Ces deux forces sont la manifestation d’un « principe unique » et cherchent continuellement l’équilibre pour créer l’unité. Ohsawa approfondit et développe ensuite cette technique : la macrobiotique est née. À sa mort, en 1966, ses étudiants et les adeptes continuent de l’enseigner.

Un enseignement philosophique et pratique

« N’ayez confiance qu’en vous-même, qu’en votre jugement suprême, suivez votre propre chemin. Ne vous fiez à aucun Maître. Écoutez, pratiquez, constatez et comprenez par vous-même. Soyez un homme libre ! » Georges Ohsawa

La macrobiotique enseigne essentiellement l’indépendance, qui mène à la liberté, à la santé et au bonheur. Cela passe par le développement du jugement, c’est-à-dire de la conscience, qui permet de saisir la « globalité » ou « réalité », et donc les lois de la nature. Et comme chaque personne est différente, cette philosophie ne repose sur aucun dogme ou obligation.

L’application de cette pensée permettrait de résoudre les problèmes concrets de l’existence. Et le lien entre philosophie et pratique se fait par l’alimentation, qui exerce une influence primordiale sur le jugement. Un régime adapté harmoniserait en effet l’organisme, ce qui permettrait d’avoir un jugement plus clair et de saisir les lois de la nature.

L’alimentation selon la macrobiotique

« Que ton aliment soit ton seul médicament » Hippocrate

En Orient, on établit traditionnellement un lien entre alimentation et santé. Dans les monastères zen japonais, on préparait jadis une « cuisine qui améliore le jugement ». Transcription de ces connaissances traditionnelles en langage scientifique, la macrobiotique vise à nourrir l’organisme le plus justement possible, sans manque ni excès. Ohsawa a classifié les aliments selon le Yin et le Yang et développé une large pharmacopée alimentaire très précise. Les gens étant tous différents et les situations changeantes, l’alimentation doit être constamment adaptée et ce, au cas par cas. Comme il n’y a pas de recette absolue, l’adepte ne se voit interdire aucun aliment.

Les aliments privilégiés

Proche du régime végétalien, la macrobiotique propose différentes conduites alimentaires et recettes composées notamment de céréales complètes (riz, millet, quinoa, sarrasin), de légumes locaux et de saison, de légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots de soja), de protéines concentrées végétales (seitan, tofu, tempeh, humus, pâté de lentilles) et d’algues.

Ce régime alimentaire exclut les OGM ainsi que les produits industriels et raffinés. Pour son repas, l’adepte de la macrobiotique privilégiera une recette à base de produits issus de l’agriculture biologique, artisanaux, complets, non raffinés, non transformés, régionaux et conservés naturellement.

Autres facteurs importants

En plus du régime alimentaire adapté, d’autres facteurs qui lui sont liés jouent un rôle primordial dans cet art de vivre : la mastication des aliments, la présentation de la recette, la quantité ingurgitée (quitter la table sans être complètement rassasié), le nombre de repas (deux ou trois). La gratitude à l’égard de la personne qui cuisine et de ceux avec qui l’on partage le repas et l’atmosphère dans laquelle on mange sont aussi capitales pour la bonne santé. L’activité physique et le travail sur les émotions sont par ailleurs partie intégrante du régime macrobiotique.

L’assiette typique

L’assiette macrobiotique typique est composée de :

  • 50 % de céréales
  • 25 % de légumes
  • 10 % de légumineuses
  • 10 % de protéines de soja fermenté
  • 5 % d’algues

Les sept conditions de la santé

Dans son célèbre livre intitulé Le Zen Macrobiotique, Georges Ohsawa énumère 5 conditions pour être en bonne santé :

  • « Pas de fatigue : ne jamais être amené à dire « cela est impossible, c’est trop difficile »
  • Bon sommeil : pouvoir récupérer complètement avec quatre à six heures de sommeil
  • Bon appétit : pouvoir apprécier, avec plaisir et reconnaissance, un bout de pain ou un peu de riz complet
  • Bonne mémoire : pouvoir se rappeler tous ceux qui nous ont aidés pendant notre vie et même avant
  • Bonne humeur : arriver à considérer que tout et tout le monde est agréable
  • Rapidité de jugement et d’action : pouvoir agir de manière juste et précise quand c’est nécessaire
  • Justice : éprouver un sentiment permanent de gratitude. »

 À l’image de stars comme Madonna, Gwyneth Paltrow ou Christina Aguilera, de nombreux adeptes continuent de propager cet art de vivre à travers le monde.

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