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Du monde de la spiritualité

Découvrez l’hypnose ericksonienne et testez l’auto-hypnose

L’hypnose a toujours fait parler d’elle par son côté impressionnant. Nous avons en effet tous déjà vu les effets d’une séance d’hypnose à la télévision ou bien au cinéma.

Mais qu’est-ce que l’hypnose exactement et surtout comment ça marche ?

Voilà ce que vous allez notamment découvrir dans ce nouvel article de notre magazine en ligne.

L’hypnose moderne

Dans notre introduction nous faisons allusion à l’hypnose utilisée en cabaret pour jouer avec les personnes les plus réceptives à l’hypnotisme et souvent même se jouer d’elles dans le but d’amuser la galerie. L’ambiance est donc toujours agréable et tout le monde semble y trouver son compte. L’hypnotiseur a prouvé sa maîtrise, l’hypnotisé a eu son petit quart d’heure de gloire sous les feux de la rampe et le spectateur a bien rigolé. En même temps, ce type de démonstration a eu un effet plutôt négatif sur l’opinion générale concernant la méthode thérapeutique qu’est à l’origine l’hypnose. Il ne faut effectivement pas oublier que le but ultime est bien de soigner le patient de ses troubles comme nous le rappelons maintenant en faisant un petit retour en arrière.

Nous voici donc au début de l’histoire de l’hypnose moderne, à la fin du 18ème siècle, là où certains grands médecins français de l’époque veulent influencer le corps et l’inconscient du malade pour le soigner bon gré mal gré. Nous précisons ici bon gré mal gré car l’orientation du travail est alors très directive, voire autoritaire. Le malade n’a pas son mot à dire et seul le médecin peut agir sur la maladie. Les injonctions faites par l’hypnotiseur n’acceptent pas la résistance et celle-ci doit plier sous l’obéissance et la soumission du pauvre malade devant en plus subir ces assauts-là.

Les résultats thérapeutiques étant plutôt modestes et souvent inexistants, l’hypnose et les docteurs hypnotiseurs vont disparaître pour laisser la place à la médecine conventionnelle et à ses médecins conventionnés s’intéressant plus à la maladie qu’au patient lui-même. Le patient sera donc traité à coup de médicaments puisque cela semble fonctionner très bien ainsi.

Mais l’hypnose n’a pas dit son dernier mot et elle attend patiemment d’être redécouverte par un hypnotiseur à l’esprit plus ouvert et plus flexible, capable d’en percevoir la finesse et son potentiel infini. L’homme en question est le médecin psychiatre américain, le docteur Milton Erickson, créateur de la méthode portant son nom : l’hypnose ericksonienne.

Milton Erickson et l’hypnose ericksonienne

La vie de Milton Erickson (1901 – 1980) commence plutôt mal car sa mort est annoncée à l’âge de 17 ans. Il souffre alors d’une très mauvaise forme de poliomyélite et le diagnostic médical tombe un soir : il ne passera pas la nuit. Le médecin en est certain et la famille doit donc se préparer au pire. Milton Erickson, du fond de son lit, entend cette information et, comptant bien profiter de sa dernière nuit, il demande à sa mère de changer la place de son lit pour admirer une dernière fois le coucher du soleil. C’est ce soir-là qu’il vivra sa première expérience d’auto-hypnose avant de plonger dans un coma de plusieurs jours dont il va ressortir paralysé. Cette paralysie l’obligera à se créer des jeux lui permettant de chasser l’ennui et de devenir à terme un maître de la communication non verbale (c’est alors pour lui l’unique manière de communiquer avec les autres). C’est cette expérience de vie et en quelque sorte de mort, ses autres handicaps (il est également daltonien et dyslexique) qui vont permettre à Milton Erickson de poser les bases de son travail et ainsi créer la fameuse hypnose ericksonienne.

La particularité de l’hypnose ericksonienne, contrairement à l’hypnose classique utilisée en médecine au siècle précédent comme nous l’avons précisé ci-dessus, est de placer le patient au centre de la séance. Sachant très bien de quoi il parle, vu ses propres expériences, Milton Erickson part du postulat que le patient a les ressources nécessaires pour guérir en accédant notamment à son inconscient et en activant le mécanisme d’auto-guérison. Pour ce faire, l’hypnose ericksonienne n’est pas directive et l’hypnotiseur (on parle plutôt d’hypnothérapeute ou de guide de transe) accompagne simplement le patient là où son inconscient décide d’aller dans le but de trouver la solution à son problème. Et pour guider vers la transe, vers l’état hypnotique, l’état modifié de conscience, il utilise un ensemble de techniques comme la métaphore, le conte thérapeutique, etc. (il s’agit là de la communication indirecte ou communication ericksonienne).

L’auto-hypnose

L’auto-hypnose est un moyen facile et rapide d’accéder à votre inconscient dans le but de trouver une réponse à l’une de vos questions ou une solution à l’un de vos problèmes.

 

Pour tester l’auto-hypnose, il suffit de :

  1. S’installer sur un siège confortable situé dans un endroit calme et pas trop éclairé.

  2. D’informer son inconscient que vous souhaitez solliciter son aide pendant trois ou quatre minutes (ou plus ou moins : faites confiance à votre intuition qui vous donnera le bon timing que vous pouvez indiquer sur un minuteur pour limiter en temps la séance d’auto-hypnose) pour trouver une réponse ou une solution (soyez concret, clair et concis dans votre formulation car l’inconscient est comme un enfant, il aime ce qui est clair et précis pour bien comprendre).

  3. De fixer son attention sur un objet pour que le conscient s’occupe de quelque chose pendant que l’inconscient va lui se mettre en relation directe avec vous (par une image, un mot, une sensation, une idée, une métaphore…). Vous entrez alors ici dans un état modifié de conscience qui n’est ni du sommeil ni totalement de l’éveil. C’est là que le travail peut s’effectuer sans que vous en ayez forcément conscience.

  4. De revenir ici et maintenant, dans votre quotidienneté, au moment où votre minuteur va sonner.

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